« Une femme simple et honnêt » de Robert Goolrick

Ralph Truitt est un industriel prospère d’une petite ville du Wisconsin. Veuf depuis 20 ans, il attend en cette fin d’après-midi de l’hiver 1907 sur le quai de la gare la jeune femme qui a répondu à son annonce matrimoniale parue dans le journal quelques semaines plus tôt.

Or quand Catherine Land descend du train, Ralph constate qu’il ne s’agit pas de la femme de la photo échangée lors de leur brève correspondance.

Va-t-il la renvoyer ? Quelles sont les motivations de cette femme bien plus jeune que lui ?

Au début du roman, on peut penser que Goolrick va nous raconter l’histoire de deux êtres réunis un peu par hasard et que nous allons assister à la construction d’une romance ou pas.

Or, ce roman est bien plus complexe que ça. Les personnages principaux ont des caractères torturés, des secrets, des parts d’ombre.

« C’était une histoire banale, où le froid pénétrait dans les os des êtres pour ne plus jamais les quitter, où les souvenirs s’enfonçaient dans leur coeur pour ne plus jamais le laisser en paix. C’était l’histoire de leur douleur et de l’amertume qu’on endurait dans l’enfance, quand on était sans défense mais capable de reconnaître le visage du mal, de secrets maudits qu’on ne pouvait raconter à personne, de la vie qu’on s’inventait contre sa douleur et la douleur des autres, impuissant à changer quoi que ce fût, l’histoire de la fin déjà écrite. »

Un roman profond nourri des passions humaines.


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